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Période marxiste et critique vers d’autres alternatives

Les ouvriers sont-ils « embourgeoisés » ?

Le statut des ouvriers s’est modifié au sein de la société. La recherche « L’âge d’or de la condition ouvrière (1960-1980) » fait le point sur cette évolution et prévoit quelques-uns des phénomènes qui caractérisent le monde ouvrier actuel. Le texte de 1980 a été légèrement actualisé en 2004.

Dès 1981, une petite brochure de vulgarisation « Les ouvriers sont malades du travail ! » annonçait les maladies nouvelles qui sont en explosion depuis quelques années et l’enchaînement des ouvriers à la « société de consommation ».

Plusieurs essais se penchent sur l’histoire du mouvement ouvrier pour comprendre son évolution : « La dynamique ouvrière en Belgique de 1930 à 1940 », 1980 et « Le mouvement ouvrier a l’avenir devant lui », 1981.

La lutte pour les réformes a changé quoi ? Est-elle encore d’actualité ?

La tactique marxiste traditionnelle (lutte pour les réformes) est-elle encore valable ou a-t-elle fait faillite ? Un texte théorique « Critique de la base théorique de la tactique marxiste * » et un autre plus concret « Tactique ancienne et tactique nouvelle (effet des réformes sur la condition ouvrière) », 1986, critiquent la façon dont les revendications marxistes continuent à être utilisées encore aujourd’hui, alors que la situation n’est plus la même. « Notes sur la classe ouvrière », 1983, traite du rôle des ouvriers dans un processus révolutionnaire.

La question de l’intensification du travail est traitée dans l’article « Méthodes anciennes et modernes pour arracher la plus-value », 1983.

Notre position actuelle, fort critique, se trouve dans « Gauche, où es-tu ? », 2008.

Le marxisme est-il périmé* ?

Le marxisme lui-même a montré ses limites, au vu de l’expérience des partis qui prétendaient construire le socialisme, qu’ils aient été ou non au pouvoir. On ne peut pas se contenter de la formule « Le marxisme est bon en théorie, mais inapplicable ». Une théorie valable éclaire la pratique, sinon elle est insuffisante. Ainsi, si la critique du capitalisme par Marx reste pertinente à bien des égards, sa théorie sur le rôle de la classe ouvrière et sur le passage au socialisme est contestable : « Les limites du marxisme », 1986. Cet essai a été précédé par un ouvrage, « Capitalisme d’aujourd’hui, socialisme de demain »**, remontant aux sources du marxisme pour présenter sa théorie économique et, dans la partie consacrée au socialisme et au communisme, commencer à s’interroger sur ses insuffisances ; cette dernière partie, plus originale et polémique, est mise en exergue. Dès 1972, la critique du PCB prochinois, « Le parti communiste de Belgique (Voix du peuple) »**, 1972, contenait la nécessité d’améliorer la tactique marxiste et critiquait une mauvaise utilisation des revendications immédiates.

Plusieurs articles abordent la question de l’échec de l’URSS et de la Chine socialiste : « Quelques pistes à propos du socialisme »** ; « Economie de l’URSS », 1982 ; « Le socialisme en question »**, 1982 ; « Réponse à Joseph sur l’importance de la conscience ».

Jean Derkenne, militant communiste, ancien résistant, a réagi à nos démarcations en critiquant l’article « Réponse à Joseph sur l’importance de la conscience » ; il défend la position communiste traditionnelle : « Lettre de Jean Derkenne »**, mai 83.

* Avertissements : pour les marxistes, la « démocratie bourgeoise » est en réalité la « dictature de la bourgeoisie », qui devrait être remplacée par une société supérieure, la « dictature du prolétariat », qui n’est autre que la « démocratie prolétarienne », c’est-à-dire qu’on passerait de la démocratie pour une petite minorité à la démocratie pour une grande majorité ; la « dictature du prolétariat » n’a, selon nous, jamais eu d’existence.
Lorsqu’éclata le conflit idéologique entre les communistes soviétiques et chinois au début des années 60, le parti communiste soviétique fut traité de parti « révisionniste » (« révisant » le marxisme) ; lorsque des partis prochinois, comme le PCB (Parti Communiste de Belgique, dirigé par Jacques Grippa) furent dénoncés comme poursuivant une ligne semblable aux partis prosoviétiques avec une autre façade, ils furent qualifiés de « néo-révisionnistes ».

** Ouvrage utilisant de nombreux termes marxistes.

Faut-il « jeter » tout ce qui s’est passé en Union soviétique ?

La critique de ce qui s’est passé en Russie et en Chine ne doit pas être unilatérale. Un exemple : « Quelques initiatives ouvrières en Union soviétique de 1917 à 1950 (Le stakhanovisme vu sous un angle surprenant) » (1983).

Peut-on déboulonner démocratiquement des dirigeants corrompus ?

Les modèles d’organisation communiste (attitude vis-à-vis des dirigeants, rôle des intellectuels et des ouvriers…) ont également été remis en cause au sein du groupe dont nous étions des responsables, au cours d’un mouvement de critique inspiré par la révolution culturelle en Chine. Malgré de nombreuses faiblesses, il a permis d’y voir plus clair sur la base sociale de ceux qui se présentaient comme des révolutionnaires et a fait éclater un fonctionnement gangrené : « Grand nettoyage à la maison rouge ».

La « gauche radicale » (ou « extrême gauche »), le syndicalisme de combat sont-ils encore crédibles ?

La rupture avec le programme marxiste traditionnel a été consommée dans l’essai « Gauche, où es-tu ? », 2008.