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Histoire

A l’écoute des anciens de Seraing : simple nostalgie ?

De 1993 à 1997, nous avons recueilli des témoignages sur la période 30-50, parce qu’elle a été particulièrement dynamique, luxuriante au sein de la population ouvrière. Ces témoignages sont offerts sans commentaire.

Les revues « Seraing, Ougrée, Jemeppe au passé » n° 0, n° 1 et n° 2 abordent différents aspects de la vie quotidienne, la revue n° 3 contient un dossier sur la Libération, la revue n° 4 sur les trams et les jeux des enfants, la revue n° 5 sur le théâtre en wallon et les fêtes de quartier, la revue n° 6 sur l’Antoinisme et les soins de santé, la revue n° 7 sur le Val-Saint-Lambert et Seraing-Radio, la revue n° 8 sur la sidérurgie et les femmes au quotidien, la revue n° 9 sur le commerce et les petits métiers et la revue n° 10 sur les mines.

Georges Nollomont, illustrateur de la revue, a réalisé une « Histoire illustrée de Seraing », très particulière, car c’était un autodidacte doué qui n’avait pas terminé l’école primaire !

Ensuite, s’est constituée l’association « Mémoire populaire de Seraing » qui a publié de 1998 à 2002 quatre numéros de la Passerelle ; le n° 0 est centré sur le rail, le n°1 sur les quartiers disparus, le n°2 sur les loisirs et le n°3 sur l’enseignement et la police. Nous vous proposons le numéro 0 qui est épuisé ; les autres numéros sont encore disponibles sur simple demande.

Signalons que nous avons réalisé, avec les conseils de Willy Bada et d’Albert Maquet, « L’entité de Seraing, Mémoire en Images », 1998, éd. Alan Sutton.

Y a-t-il eu des Partisans armés juifs en Belgique ?

Le livre de l’historien Maxime Steinberg sur les Partisans armés juifs racontait une histoire tellement déformée et dénigrante que la plupart des survivants ont décidé de publier leurs témoignages. Le groupe « Enfants des Partisans armés juifs de Belgique » s’est chargé de la réalisation du livre : « Partisans armés juifs, 38 témoignages », 1991 (Une photocopie reliée du livre est encore disponible). Nous en extrayons la « Biographie d’Abraham Nejszaten ».

Une lecture critique du livre de M. Steinberg a conduit à la brochure « Campagne de discrédit contre les Partisans juifs ».

Comment les Juifs de Belgique ont affronté le nazisme ?​

La population juive est-elle allée passivement à l’« abattoir » pendant la guerre 40-45 ? A-t-elle résisté, un peu, beaucoup, énormément ? C’est un sujet qui a son importance pour savoir comment réagit une population face à un péril terrible, et comme la plupart des Juifs étaient des immigrés, cela nous apprend aussi ce que peuvent apporter des « étrangers » lorsqu’un pays est dans une situation désespérée. Lire la suite …

Michel Nejszaten : confidences d’un fugueur

Interview au début des années 90, publiée dans une revue dont nous avons oublié le nom.

Ces historiens qui déforment notre histoire

J’ai été confronté à deux cas de déformation grave. Ils se rapportent à la Seconde guerre mondiale et à Mai 68-71, deux des plus grands événements du XXe siècle.

Le premier cas concerne mon histoire familiale, à travers l’activité de Partisan armé de mon père, ma mère, mon oncle et ma tante, ainsi que le cercle de leurs amis survivants que j’ai côtoyé.

Le second concerne un épisode de mon histoire militante et celui de Luce, ma femme.

Dans les deux cas, le travail de l’historien, dont je résume les propos, obéit à des préjugés personnels et rejette l’apport de la mémoire.

La corporation des historiens cautionne ou tolère.

NM

Simone Weil sur le nazisme, la question sociale et le colonialisme

Simone Weil (1909-1943) est une philosophe. Elle est partie en Allemagne en 1932-1933 pour observer la montée du nazisme et l’état du mouvement ouvrier. Plus tard, elle a travaillé une année en usine (en 1934-1935), puis elle est partie soutenir les Républicains en Espagne, elle a ensuite travaillé comme ouvrière agricole dans des vignes, elle a également participé à la Résistance en France, aux côtés du général De Gaulle. Un parcours éclectique qui comporte sa conversion à la chrétienté vers la fin des années 30 ; c’est d’ailleurs ce dernier aspect qui retient l’attention de la plupart de ceux qui écrivent à son sujet. Néanmoins, elle a été proche des anarcho-syndicalistes au début des années 30, quand elle a développé des théories qui méritent notre attention ; à la fin de sa courte vie, devenue chrétienne et s’étant éloignée du milieu ouvrier, elle est revenue sur la condition ouvrière dans son ouvrage « L’enracinement », avec des avis contradictoires, prônant aussi bien la libération du travail que l’obéissance au travail servile sans espoir de libération. Elle a aussi été une anticolonialiste acharnée, fustigeant l’attitude des gouvernants français.
Revenons sur ce qui nous paraît le plus fructueux, sans poser de jugement d’ensemble sur les écrits de S. Weil. [lire la suite …]