Sauvage – Luce

Pochette du CD "Sauvage" de Luce
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Délivrés - paroles

Mais qu’ont-ils fait à ces rapaces
Sourds à l’appel des grands espaces ?
Rogner l’âme ou les ailes
Pour qu’ils acceptent de voler en rond
Acteurs dociles d’une attraction
Pour des badauds qui ont payé leur place
Sans jamais se poser la question

Mais qu’ont-ils fait à ces rapaces (bis)

D’où vient la beauté des rapaces
Leur magnétisme et leur grâce,
Aigles, faucons ou éperviers ?
De l’imprévu, la liberté
De leurs coups d’ailes
Qui les emportent toujours plus haut
Toujours plus loin
De ces humains dont ils n’ont pas besoin
Mais auxquels ils rappellent
Leurs idéaux
Ou leurs défauts
Toujours plus haut, toujours plus loin
De ces humains dont les zoos
Détruisent la beauté fugace
Des rapaces
Toujours plus haut, toujours plus loin
De ces zoos où les humains
Ignorent la beauté fugace
Des rapaces

Un jour pourtant, tous les rapaces
Seront rendus aux grands espaces
Chorégraphie de l’infini
Spectacle sauvage et gratuit
Où désormais leur feront face
Des humains plus humains un peu grandis
Délivrés des zoos eux aussi, eux aussi, iiii.

La maison natale - paroles

Il paraît que je vends ma maison natale
En tout cas, c’est écrit dans le journal
Achetez-la, achetez-la
Elle est calme et ses arbres sont beaux
Vieux et sages
Et de la fenêtre d’en haut
On voit le clocher du village
Mais… le calme, les arbres et le paysage
Sont-ils donc des choses vénales
Comme il est écrit dans le journal ?
Non, n’achetez pas, n’achetez pas
N’achetez pas
Ou mon cœur va se fendre
Ma maison natale
N’est plus à vendre
Plus à vendre.

Le sixième continent - paroles

Un bout de ciel sauvage
Enfermé dans un ballon coloré
Que l’on remorque dans son sillage
En courant le poing levé

Léger mais indocile
Il rue au bout du fil
Répétant sans relâche
« Tu me suis ou tu me lâches »
« Tu me suis ou tu me lâches »

Une dernière ruade
Un battement de cil et il s’évade
Il cingle vers sa patrie, les nues
Dans l’infini se dilue

Laissant là tout en bas le gamin éploré
Que la terre saisit par les pieds
Pour l’empêcher de s’envoler
Pour l’empêcher de s’envoler

Mais la fin de l’histoire
Débouche sur le sixième continent
La nostalgie des ballons de foire
Perd l’innocence d’antan.

Flotte sur l’océan
Le dépotoir géant
Dieu plastique adulé des humains
Vous le détrônerez demain
Vraiment pas le choix, les gamins !

4. Le béton

par Luce | Accordéon : Marco. ; trompette : Jean ; chant : Marco, Jean.

Le béton - paroles

Le béton, le béton, le béton, le béton
Avec ses airs
De va-t-en-guerre
Ses prétentions d’éternité
Le béton, le béton, le béton, le béton
OUBLIE
Que le gel, le vent, la pluie
Les racines et le lierre
Sauront le fout’ par terre
Le réduire en poussière
En moins de cent années.

Béton tombé, béton tombé
Ah !!!

Les haies - paroles

Lorsque j’étais petite enfant
Aux premiers signes du printemps
Je guettais les changements
Au pied des haies
Les couleurs et les odeurs
M’apprenaient
Que la terre tourne lentement

Deux petits escargots rayés
L’un vide, l’autre habité
Dormant encore
Derrière sa porte vernissée
La vie, la mort,
Pourquoi, comment ?
J’y pensais sans le secours des grands

Il m’a fallu bien des années
Pour trouver à ces questions
Quelques fragments de réponse sans prétention
Merci, les haies

Louise - paroles

Tout la désignait pour être
Ma seconde belle-mère
Louise Louise
Refusant de me connaître
Elle s’est mise en colère
Louise
C’était sa manière

On a fini par se plaire
Sans jamais très bien savoir
Louise Louise
Sur quel pied danser l’amitié
On se cherchait dans le noir
Louise
C’était sa manière

Sa manière de sourire
En vous r’gardant sans rien dire
Louise Louise
Dans tes yeux on pouvait lire
Les rêves n’ont plus d’avenir
Louise
Je n’osais te démentir

Garçon manqué des Carpates
Petite juive partisane
Sauvage Louise
L’amour et la haine dans l’âme
Tu avais des griffes aux pattes
Louise
Moitié louve moitié femme

Tu as connu dans le combat
Le sublime et le plus bas
Ardente Louise
Vous étiez jeunes rebelles
Les Manouchian de Bruxelles
Louise
Trahis comme eux à Paris

Sur les ruines d’après-guerre
Quel triomphe d’être mère
Radieuse Louise
C’est ta dernière revanche
Ça branle déjà dans le manche
Louise
Le monde a d’autres manières

Vous les garçons que j’ai suivis
Qui saviez où vous alliez
Mes frères mon homme
Que s’est-il donc passé depuis ?
Le ver était dans la pomme
La vie s’est décolorée

J’étais la plus questionnée
On n’en a jamais parlé
Secrète Louise
Mais tous ces signaux perdus
C’est ce qui survit le plus
Très chère
De nos manières

Fidèle - paroles

Ce matin de novembre
Les grues sont passées
Grues cendrées grues de cendre
Le soleil levant
Le soleil rasant
Leur peignait le ventre
En argenté

J’ai cru me trouver sous un banc
De poissons volants (bis)
Comme ce soir de novembre
Où les grues sont passées
Grues cendrées grues de cendre
Le soleil couchant
Le soleil rasant
Leur peignait le ventre
En mordoré

Ah ! les migra-migra-migrateurs
Ah ! vous m’arra-m’arra-m’arrachez le cœur
Toutes mes racines tremblent
Du puissant désir
De partir
Ensemble

Pourtant je reste ici
Dans la neige et la pluie
Dans le noir et le gris
Le noir et le blanc
Où j’attends et j’attends Pleine de ferveur
La sauvage clameur
Des migrateurs

Trompettes du printemps
Délivrant l’univers
De l’engourdissement
Et des murs de l’hiver
V victorieux
Tracés dans les cieux

Ah ! les migra-migra-migrateurs
Ah ! vous m’arra-m’arra-m’arrachez le cœur
Toutes mes racines tremblent
Du puissant désir
De partir
Ensemble

Pourtant je reste ici
Fidèle à mon pays
Dont les neiges magiques Et les verts infinis
Ont bien plus de prix Que les soleils d’Afrique
Ou de minuit

Fidèle fidèle
À mon amour unique Fidèle fidèle fidèle
Je suis
Les racines ou les ailes
J’ai choisi

L'autostop - paroles

Ah ! l’autostop, mon coulon
C’est du bol ou du guignon
Si t’y crois pas, ça marche pas Y a plus que des fonce alphonse
Le pied sur le champignon

Ceux qui s’arrêtent c’est les bons Un fameux échantillon
Y a les jeunes puis y a les vieux
Y a les bavards, y a les taiseux
Les rupins et les miteux

Ça casse les reins aux préjugés Donne confiance dans l’humanité
Si par hasard tu restes en rade
Perds pas l’espoir camarade Tout finira par s’arranger

Oui mais ! Il pleut à seaux J’ai froid aux os
Mes pieds sont en marmelade
Et mon moral à zéro
J’suis prête à acheter une auto !
Quand arrive le grand Zorro
Au volant d’son vieux tacot
Pour me tirer de la panade

L’autostop pour moi c’t un pt’it plus À la marche, au train, au bus
Si c’est pas toujours du gâteau Ça fait moins d’gens à l’hosto
Moins d’pollution moins d’béton
Moins d’tracas et moins d’pognon
De belles rencontres… et une chanson !

Valser - paroles

En souvenir de Matteo

Valser, sans heurts,
Avec un vieux mineur
Italien
Petit et sec, aérien.
Sentir sous le tissu du dimanche
L’ossature
Inflexible et dure
De l’épaule et de la hanche.

Ses yeux brillent, il sourit
Un peu macho un peu devin
Petit et sec, aérien.
Dans ses souliers vernis
Il patine avec aisance
Entraînant, souverain,
Mes trente ans au cœur de la danse.

Il porte, aux mains,
Au visage
Le noir tatouage
De la tribu des souterrains
Et j’imagine
Le corps entier
Tout becqueté
Par les goules des mines
Qui oeuvrent à cru
Sur les vivants comme le font
Les corbeaux de Villon
Sur les pendus
De la chanson.

Moi qui crains fort
La solitude, la trahison, la mort
Je sais bien
Que lui ne craint rien.

Il a sauvé ses frères
Et ses frères l’ont sauvé
Des dragons sous la terre
Ils sont passés à l’envers du décor
Ils en ont ramené
Le talisman de vie
Et je le vois qui brille
Dans ses yeux encore

Valser, sans heurts,
Avec un vieux mineur
Italien
Petit et sec, aérien,
Qui incarne soudain l’éternel masculin
Sans nom, sans patrie et sans âge
Sans langage
Le séducteur martien
Venu de sa planète
Pour m’emporter au loin
A cheval
Sur un air de musette
Qui tout à coup bronche et s’éteint
Nous laissant choir, dégrisés, incertains
Sur le plancher du bal.

Mon cavalier s’incline, il sourit
Un peu macho, un peu devin
Puis il s’en va, aérien
Dans ses souliers vernis
Rejoindre son destin
Si différent du mien

Les valses romanesques
Avec les vieux mineurs italiens
Ne mènent à rien
Ou presque…
Presque…
Mais l’on s’en souvient

El Desdichado, Gérard de Nerval - paroles

Pour Marco

Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du tombeau, toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,
Et la treille où la rose au pampre s’allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine ;
J’ai rêvé dans la grotte où nage la sirène…

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

(Gérard de Nerval – Les Chimères, Michel Lévy frères, 1856)

Les ramoneurs - paroles

Nos amis les ramoneurs
Sont des écureuils sans peur
Ils cabriolent de haut en bas
Sur leurs échelles
Et sur les toits
Ils crient, ils sifflent, quel charivari
J’adore leur maquillage à la suie

Zim boum boum pan pan tralala
Y a d’l’ambiance quand ils sont là (bis)

Nos amis les ramoneurs
Sont des docteurs de ch’minée
Ils savent faire le bonheur
Des enrhumées, des constipées
Ils leur dégagent le nez par au-dessus
Par en bas ils leur débouchent le cul

Zim boum boum pan pan tralala
Y a d’l’ambiance quand ils sont là (bis)

Coins perdus - paroles

« Les villes devraient être construites à la campagne,
l’air y est tellement plus pur. »
(Alphonse Allais)

Ils font bâtir leur maison
À l’écart du village
Pour mieux jouir du paysage
Par la fenêtre du salon

Panoramique en 3D
Où ils mettront jamais les pieds
Dont ils sont fiers à crever
Comme s’ils l’avaient acheté

Sans penser que leur construction
Gâche la vue imprenable
Pour l’autre côté du vallon
Qui lotira demain, contagion inévitable

Ça n’fait rien
Quand tout sera fichu
On ira plus loin
Où y a encore des coins perdus
Coins perdus coins perdus
Les avions sont pas pour les chiens
La terre entière est à portée de mains

Ils fuient la ville, son anonymat
Mais n’entrent pas chez les villageois
Qui n’entrent pas dans leur villa
Chacun chez soi, c’est mieux comme ça

Ils viennent ici se resourcer
Mais craignent le noir et le silence
Les plantes et les bêtes en liberté
Sans voiture ils n’ont plus d’existence

Ainsi les campagnes s’urbanisent
Les villageois eux-mêmes quand ils construisent
Imitent souvent les résidents
Que laisseront-ils à nos enfants ?

Ça n’fait rien
Quand tout sera fichu
On ira plus loin
Où y a encore des coins perdus
Coins perdus coins perdus
Les fusées sont pas pour les chiens
L’univers est à portée de nos mains
Et tous ses coins perdus coins perdus
Où nous serons les bienvenus, bienvenus
Pour en faire des coins foutus

Ah ! les résidents secondaires
Aux effets du même nom
À part quelques exceptions
Il en faudrait beaucoup moins sur terre

Ah ! les petits paysans
Qui soignent la terre et les gens
Et ne vendent pas à prix d’or
Leurs lopins au plus offrant
Il en faudrait encore et encore
Car ils sont les bienvenus, bienvenus
Pour sauver les coins perdus coins perdus
Où l’on trouve du bon temps
Car ils sont les bienvenus, bienvenus
Pour sauver les coins perdus coins perdus
Coins perdus
Où l’on trouve du bon temps

L’éternité - paroles

L’éternité
C’est d’autres bébés
D’autres amants
D’autres pluies d’été
D’autres feuilles dans le vent
D’autres généreux, d’autres héros
D’autres blaireaux
D’autres tire-au-flanc
D’autres chatons ouvrant les yeux
Sur ce monde merdique et merveilleux

Les fugueurs - paroles

Un petit chien au regard frondeur
Mène sa vie, sa vie de chien – de chien fugueur
Tais-toi ! Couché ! Aux pieds ! Assis !
C’est fini !
La gamelle qui se remplit
C’est fini !
Il jeûne, il vole, il braconne
Sans faire de bruit
Il n’obéit à personne
Et le monde est à lui.

La fable du loup et du chien
Çà lui dit rien
Il la pratique, un point c’est tout
Plus jamais de collier au cou !

Un jour un joyeux anarchiste
Un petit bohémien
Une squatteuse artiste
Lui tendront la main
Pour faire ensemble le chemin
Du loup au chien
Mais cette fois
Comme les chats
C’est lui qui choisira

Désormais ils partagent
Les mêmes orages
Les mêmes joies, les mêmes peurs
Et le même regard frondeur

Ils jeûnent, ils volent, ils braconnent
Sans faire de bruit
Ils n’obéissent à personne
C’est pour eux que la lune luit

Parfois même ils s’assemblent
Entre fugueurs de leur trempe
Pour chasser ensemble
Les marchands de colliers
Hauts les cœurs
Tiens bon la rampe
Mort aux chiens policiers ! (bis)

Ils jeûnent, ils volent…

Oy toumani maï (Brumes) - paroles

Chant anonyme de la résistance soviétique contre l’occupant nazi.

Brumes, oh mes brumes éparses
Oh mes prairies et mes forêts natales
Les partisans sont partis en expédition,
Ils sont partis en expédition contre l’ennemi.

En nous quittant, les héros ont dit
Attendez-vous à de bonnes nouvelles
Et sur la vieille route de Smolensk,
Ils ont rencontré des hôtes mal venus

L’étranger qu’on n’a pas invité ne repart plus
Il ne revoit plus jamais son lieu de vie
Oh brumes, mes brumes éparses
Oh mon cher coin natal

La p'tite maraîchère - paroles

Pour Camille, Isa et les autres …

Les pouces verts, les ongles noirs
C’était la p’tite maraîchère
Qui s’affairait dans son jardin
Tôt le matin et tard le soir

Poussez, poussez, poussez
Les hôtes du potager
Je prends soin de vous
Comme une nounou
Le soleil et la pluie
Sont mes alliés
Parfois, mes ennemis

Elle avait trouvé ses bébés
Entre deux rangées d’carottes
Ils gambadaient en liberté
Dans les semis et dans les crottes
Poussez, poussez…

Les poules, le renard et les chats
Les coccinelles et les limaces
L’ortie, la prêle, le ver du p’tit pois
Dans son Eden avaient chacun leur place
Poussez, poussez…

Elle aimait la terre, la terre l’aimait
Elle fredonnait ce petit air
Où toujours rime avec jamais
Presque trop beau pour être vrai
Poussez, poussez

Quand le climat a changé
Ce fut trop sec ou trop mouillé
Les tempêtes et les p’tites bêtes
Ensemble ont tout ravagé

Sauver, sauver, sauver
Les hôtes du potager
Fallait y penser
Quand il était temps
C’est-à-dire maintenant, hier peut-être
Ou même encore avant

Sauvons, sauvons, sauvons
Les hôtes du potager
Ça n’est plus pour nous
Mais pour nos p’tits loulous
On va pas leur léguer nos sales manières
Et une terre en colère
On va pas leur léguer nos vieilles misères
Et une terre en colère

Elle écrit - paroles

Et elle écrit, elle écrit, elle écrit
Elle écrit, elle écrit
On ne la publie pas

On la publie !
On ne la lit pas

On la lit !
On ne la comprend pas

On la comprend
On l’oublie et au suivant !

Ah ! tu n’l’as pas volé
C’est bien fait pour ta poire
T’avais qu’à continuer
A pondre tes p’tites histoires
Pour toi, pour moi
L’voisin d’en bas
Et puis les chats
Les chats les chats
Qui portent des lunettes
Et comprennent tout de A à Z.
Et n’oublient rien,
Nom d’un chien !

Génération de l'utopie - paroles

Pour les 79 ans de Michel, mon compagnon d’utopie

Voilà, c’est ici …

C’est ici que nous avions enterré
En haut du vieux terril reboisé
Les mitraillettes démodées
Que nous n’avons jamais utilisées
Car les balles ricochent, à quoi bon,
Sur les carcans de la consommation
Et les cages robotisées
Où les humains courent courent en rond

Génération de l’utopie
Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
Où sont les gars des aciéries
Des docks et des puits de charbon ?
Immense armada engloutie
La mort, le chômage, la maladie
La débandade, les trahisons
Et les emplois de presse-boutons

Générations de l’utopie
Plus b’soin d’pilote, plus b’soin d’avion
Puisque la terre est si jolie
Quand on lui chie pas dans l’giron,
Qu’on bricole des alternatives
Dans les nouvelles rébellions
Sans trop savoir où elles iront
Vers l’idéal ou la dérive

Alors brico, brico, bricolons
Avec nos cœurs, nos mains et nos têtes
Chacun sa partie, chacun sa façon
Aux quatre coins de la planète
Et que vive
L’intelligence collective
Quand nous brico, brico, bricolons
Sans pilote et sans avion
Sans pilote et sans patron

Génération de l’utopie
Passeurs d’histoire nous restons
De l’épopée des aciéries
Des docks et des puits de charbon
Génération de l’utopie
Nous ne demand’rons pas pardon
Vieillards indignes nous serons
Recyclant d’anciennes chansons
Qui appellent à une autre vie
Dont se bricolent les brouillons
Sans pilote et sans avion
Sans pilote et sans patron

Le travail utile peut
S’allier avec le jeu
En un duo joyeux
Plein de sève et de rêve
Alors la terre maternelle
Etend sur eux sur ailes
O-yo-yoy

Ziemlia Matiouchka (¹)
Terre Mère chérie
Pachamama
Nous prenons soin de toi
Sans toi pas de vie et pas d’utopie
Ziemlia Matiouchka
Terre Mère chérie
Pachamama
Nous prenons soin de toi
Sans toi pas de vie et pas d’utopie

(¹) petite mère la terre, en russe ; pachamama, idem en langue quechua, régions andines

Téléchargements

 

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soit au format MP3, soit au format FLAC.

Remerciements

 

Michel a eu la clappante idée de ce cd improbable dont il a ensuite assumé, à grande douleur, le travail technique.

Jean, Marco, Sylvie et Tony m’ont accompagnée avec talent et patience.

J’ai adoré chanter avec Claire, Sarah, Sylvie, Marco et Jean.

Tony et Jean-Marc ont transcrit les partitions de plusieurs chansons ;
Jean-Marc m’a suggéré le dernier couplet de « Délivrés ».

Mélissa a amélioré le son et réalisé la pochette de A à Z, avec Sabrina.
Elles m’ont encouragée dans la dernière ligne droite.

Gaëtan le pro a enregistré et mixé dans les règles de l’art la version du « Béton » et nous a prêté le matériel pour tout le reste.

La vie m’a offert ce cd brut de décoffrage, plein de scories et de passion.

Photo de Albert Lauriers